CookEarth

Qu’est-ce que CookEarth ?

Projet à but non lucratif, CookEarth ambitionne de bâtir un répertoire universel de recettes de cuisine assorties d’informations environnementales et nutritionnelles, accessible en plusieurs langues sur Internet et sur mobile.

  • Les recettes – contemporaines, traditionnelles ou d’origines lointaines – seront élaborées par de grands chefs et cuisiniers professionnels, par l’équipe du site ou proposées par les internautes et des sites partenaires. Beaucoup seront assorties de photos ou de vidéos. Des propositions de menus hebdomadaires seront élaborées par des cuisiniers et des diététiciens professionnels, à base de produits de saison.
  • Des outils de tri et de recherche intégreront des critères culinaires, mais aussi nutritionnels, écologiques et de coût, ainsi que des options personnalisées telles que l’emplacement géographique, le temps disponible, les contraintes matérielles et les valeurs personnelles de l’utilisateur.
  • Des outils de sensibilisation et de motivation soutiendront des choix responsables. Le site fournira ainsi des données synthétiques sur l’impact environnemental et la problématique diététique propre à chaque plat ou ingrédient. Il proposera des alternatives attrayantes (gustatives, ludiques, utiles, économiques) pour faciliter la transition effective vers une alimentation plus saine et respectueuse de l’environnement. Une dynamique de participation et d’émulation sera soutenue par des blogs, forums et autres supports communautaires. Des gratifications symboliques aideront à motiver les utilisateurs dans leurs efforts même les plus anecdotiques.
  • En étroite coopération avec des communautés locales, CookEarth développera une place de marché pour la mise en relation des consommateurs avec des producteurs de proximité. Les consommateurs auront également connaissance d’offres de produits alimentaires répondant à des exigences strictes en matière environnementale et sociale.

Pour une alimentation respectueuse de l’environnement

Dégradation des sols, raréfaction des ressources aquifères, destruction de milieux naturels, menace de disparition d’espèces animales entières : l’impact négatif des méthodes de production alimentaire à grande échelle sur l’environnement est puissant et multiforme.
Moins connue, et pourtant capitale, est leur contribution au réchauffement climatique global. Ainsi, selon la FAO, l’élevage est à lui seul responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde – davantage que les transports.
La lutte contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la planète passe donc avant tout par nos assiettes !

• Ce que propose CookEarth :

Le projet vise à offrir au plus grand nombre un accès facilité à une information pédagogique et immédiatement applicable sur l’impact écologique de l’alimentation – notamment des points de vue de l’émission de gaz à effet de serre et des conséquences sur la biodiversité.
L’infléchissement espéré des habitudes proviendra tout autant, sinon davantage, de la capacité du site à offrir des alternatives attrayantes (suggestions de plats répondant aux désirs des utilisateurs peut-être mieux encore que ceux qu’ils avaient l’habitude de manger, mais dans de meilleures conditions écologiques) ainsi que des outils efficaces de motivation et d’émulation.
De plus, la place de marché de CookEarth stimulera la demande comme l’offre de produits de l’agriculture biologique de proximité – avec pour conséquence, pour chaque achat réalisé, une réduction significative de l’impact sur la biodiversité et des gaspillages liés aux méthodes de production et de transport.

Pour une alimentation plus saine

Aujourd'hui, dans les pays développés, nous avons perdu les repères liés à l'alimentation, notre rythme, nos besoins personnels, nous pouvons consommer quasiment n'importe quel aliment, à n'importe quel moment de la journée.
Ainsi, à juste titre bien souvent, les modes alimentaires contemporains sont perçus comme l’une des causes de maladies, mais aussi du sentiment de mal-être qui frappent de nombreuses sociétés ou groupes sociaux. Or, en ce domaine, non seulement l’information et la prévention restent insuffisantes, mais elles ne sont pas toujours présentées de manière encourageante ni opératoire.

• Ce que propose CookEarth :

Sur CookEarth, les fiches d’ingrédients et de recettes du site comprendront des données nutritionnelles faciles à comprendre, renvoyant à d’autres sections du site ou des sites spécialisés pour des explications plus détaillées. Des menus seront proposés aux personnes bien portantes et qui entendent le rester ; d’autres seront adaptés à certains modes de vie ou situations exprimés par l’utilisateur.
En participant aux efforts de sensibilisation des publics, CookEarth observera la plus grande prudence : le site n’ambitionne aucunement de se substituer aux sources d’informations et d’expertise diététiques spécialisées, a fortiori de fournir des consultations médicales.

Préserver les équilibres sociaux et culturels

Tout en rendant possible une élévation considérable de la production, l’agriculture "industrielle" met en cause l’équilibre économique et social de certains territoires et communautés. Parallèlement, l’uniformisation des modes alimentaires tend à appauvrir le patrimoine culinaire mondial.

• Ce que propose CookEarth :

En favorisant l’agriculture de proximité, la place de marché de CookEarth pourra contribuer à revitaliser des métiers et des territoires en souffrance. CookEarth souhaite contribuer à renforcer les liens sociaux et humains : entre citadins et ruraux, mais aussi entre amateurs de cuisine et de naturel qui, mis en relation, se réuniront pour cuisiner et déguster de façon conviviale.
Au plan culturel, répondant à une tendance forte de notre époque, le site illustrera et développera le patrimoine culinaire de l’humanité. Il rendra ce dernier universellement accessible, contribuant à une meilleure connaissance et au dialogue des peuples et des civilisations – au moment même où se développent, dans de nombreuses zones, des tendances au repli identitaire et à l’intolérance.

Organisation du projet

• Sources d’expertise

CookEarth vise non pas à produire, mais essentiellement à traduire, d’une manière compréhensible, opératoire et motivante pour le grand public, les connaissances dans divers domaines techniques et scientifiques.
CookEarth s’appuie sur des sources d’expertise de plus haut niveau : écoles de cuisine et associations de cuisiniers pour la transmission des savoirs culinaires, Global Footprint Network pour les calculs de l’empreinte écologique, diététiciens renommés pour les aspects nutritionnels, etc.
Un comité scientifique, en cours de constitution, permettra de structurer ces diverses contributions et de garantir la fiabilité des données et la pertinence des approches de CookEarth.

• Une initiative fédératrice et sans but lucratif

CookEarth est un projet sans but lucratif. Il se bâtit avec la participation de professionnels de la cuisine et des technologies de l’information, d’experts des sciences nutritionnelles et environnementales, de réseaux agricoles et commerciaux, d’acteurs associatifs, publics et privés, de médias et de citoyens du monde qui partagent ses objectifs et ses valeurs : une alimentation saine et savoureuse, respectueuse des civilisations et de la Terre.

• Financement

La réalisation et le dimensionnement du projet dépendront du soutien que lui apporteront donateurs publics et privés, ainsi que le grand public par le biais de dons.
Ceci n’exclut pas de mener certaines activités commerciales. Celles-ci permettront de générer des revenus complémentaires et d’assurer au projet une certaine autonomie. A titre d’exemple, le site pourra percevoir des commissions d’intermédiation au titre de la mise en relation des consommateurs et des producteurs de produits durables. Certains services du site ou de son extension mobile pourront également être proposés aux utilisateurs sur une base payante.

• Forme et structuration

Le projet a été fondé à l’automne 2009 sous la forme d’une association à but non lucratif selon le droit français (statuts). La forme définitive, à l’étude, devra permettre le déploiement du projet dans toute son ambition internationale.

Calendrier

1er sem. 2009 : Naissance et mûrissement conceptuelle du projet.
Consultation d’experts et de partenaires potentiels.
Eté 2009 : Définition et dimensionnement préliminaires des principaux aspects du projet.
Automne 2009 : Mise en ligne d’un site de présentation.
Première formalisation du projet (association loi 1901).
Soumission du projet aux partenaires et donateurs pressentis ; définition de la forme et du dimensionnement du projet.
2010-2011 : Collecte de fonds et mise en œuvre du projet.




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